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Chemin des cols alpins, du 3 juillet au 8 août 2016

6 Chemin des cols alpins
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Le carnet de route se trouve sur:
Chemin des cols alpins

Chemin des cols alpins
Chur–St-Gingolph
Vers l’itinéraire

Voici les correspondances que j’ai régulièrement envoyées à ma famille et mes amis tout au long du périple. Je m’appelle David et j’habite à Payerne (VD).
Mail du samedi 2 juillet

Bonjour,

Parti en train de Payerne en ce matin orageux du 2 juillet, c'est de Coire que je débuterai dimanche mon itinéraire de randonnée 2016 qui me conduira du nord des Grisons puis du Tessin pour attaquer ensuite les cols du sud du Valais, l'objectif initial étant d'atteindre Zinal en juillet encore et de garder la deuxième partie jusqu'au Lac Léman pour une prochaine année. Contrairement à 2015, la météo de cette année risque de me freiner au moment de passer les cols les plus hauts : avec 15 kg sur le dos (Monstre junior, mon sac, est bien rempli^^), pas question pour moi de prendre le moindre risque. Et j'ai le temps...

Comme l'an dernier je vous enverrai un mail tous les 4-5 jours.

Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bel été !
David
Mail du vendredi 8 juillet

Bonjour,

C'est de Locarno ce matin et de Biasca cet après-midi que je profite de faire ce petit compte-rendu sur la première partie de mon itinéraire, à l'occasion d'une journée de repos bienvenue. Je suis donc parti dimanche dernier de Coire après avoir passé le samedi à Kreuzlingen à l'occasions des finales des championnats suisses juniors d'échecs auxquelles 6 juniors de mon club payernois s'étaient qualifiés, et la soirée en Allemagne pour suivre le match de l’Euro 2016 contre l'Italie en compagnie de Martial & Co et avec des currywurst au menu.

Coire, Tamins, Ilanz, Vrin
... et tous les petits hameaux grisons traversés, toujours très soignés, accueillants et typiques d'une culture des Grisons inconnue jusqu'ici pour le Welche que je suis. Côté culinaire, j'ai pu tester les capuns et la soupe à l'orge des Grisons, très bons et très rassasiants.

La Greina pour passer au Tessin
Entre Ilanz et Vrin j'ai eu le grand plaisir de faire connaissance de Silvio, un Gruyérien originaire... des Grisons et qui est aussi sur le chemin des cols alpins cet été. Comme l'entente fut excellente, nous avons fait route ensemble jusqu'à Olivone jeudi, avec en point d'orgue de cette première semaine la Greina mercredi. Outre le combat politique pour l'inonder avec la construction d'un barrage (qui ne s'est jamais fait puisqu'on y randonne toujours), cet immense plateau à 2300 m est vraiment majestueux à traverser et marque de fort belle manière la fin des étapes grisonnes et l'entrée dans le Tessin pour les quatre prochaines étapes.
Tessin
Après une nuit en altitude à la cabane Scaletta, qui n'a d'une cabane que le nom (douche chaude, repas digne d'un resto, etc), longue et belle descente sur Olivone et remontée sur Acquacalda, d'où je repartirai dimanche en direction du Lac Ritom pour redescendre sur Airolo au pied du Gothard, histoire de ne pas rater la victoire des Bleus....

A Biasca, pendant que mon cousin Claudio, le roi du babecue, nous prépare ses 5.5kg de costines (il faut bien ça lorsque ma tante Francine réunit toute la famille), je vous envoie mes meilleures salutations du Tessin !

Bon week-end à toutes et tous.
David
Mail du jeudi 14 juillet

Bonjour,

C'est au Tessin que je vous ai laissés vendredi dernier avant un barbecue mémorable autour des costines du roi de la grillade, l'occasion pour ma tante Francine de réunir la famille au grand complet : Tania, Claudio, Patrizia, Mike, Lia, Theo et la petite dernière Nora. Que du bonheur !

Tessin
Dimanche dernier je suis donc monté à l'immense Lac Ritom avant de redescendre en direction de la Léventine (avis aux fans de hockey : Guggisberg a signé à Ambri-Piotta...) pour rejoindre Airolo par la Strada Alta, que j'avais traversée lors de mon périple pluvieux de 2014. Fin de soirée pénible avec la défaite des Bleus en finale de l’Euro 2016 et des klaxons à n'en plus finir... Dernière étape tessinoise lundi avec la montée en direction du col du Nüfenen via le chemin des alpages (sans parvenir à acheter le moindre gramme de fromage^^), pour passer la nuit à la cabane Corno-Gries. Soirées avec quatre randonneurs... allemands ! Ça change du schwyzerdütsch habituel, du coup j'ai presque tout compris^^.

Haut-Valais
Le Haut-Valais est la partie germanophone du canton, qui débute plus ou moins à Viège. Jusqu'ici le Haut-Valais se réduisais pour moi à cette interminable route reliant le Nüfenen à Viège, désormais je peux nuancer :
- Paysages magnifiques (si, si, derrière les nuages).
- Dialecte terrible, mais ils traduisent volontiers en allemand.
- Villages à l'ancienne parfaitement entretenus, avec leurs racards et leurs chalets dont le bois a noirci au soleil avec le temps.
- Une église blanche par village, voire une église dans le champ pile poil entre deux villages (sans doute par mesure d'économie ou par manque de curé).
- Le Cholera : si le nom fait peur, une fois en bouche c'est un vrai régal, promis ! Enfin, on verra si je me réveille demain...
Ironie mise à part, j'apprécie beaucoup cette région calme, paisible et charmante, qui gagne à être connue.

Descendu à Ulrichen mardi en passant par le Griessee, je suis arrivé ce jeudi à Binn, évitant avec une adresse phénoménale chaque averse et orage. L'étape de mercedi dans la vallée de Conches fut un véritable plaisir puisque Thibault, ami de longue date et ancien athlète du Centre athlétique broyard, est venu depuis Baar (ZG) pour m'accompagner d'Ulrichen à Blitzingen. Merci Thibault !

Dès vendredi et sous le soleil je vais partir en direction du Col du Simplon avec en point de mire Saas-Fee, Grächen et Gruben la semaine prochaine pour rejoindre en principe le Val d'Anniviers jeudi et ainsi quitter le Haut-Valais. Peut-être y reverrai-je Silvio avec qui j'avais marché dans les Grisons...

Bon anniversaire à Noé D. vendredi, à Jean-Pierre C. dimanche ainsi qu'à Jean-Paul R. et Luca O. Lundi !
Merci à toutes et tous pour vos messages et à très bientôt !
David
Mail du vendredi 22 juillet

Bonsoir,

C'est de Zinal que je vous écris ce soir, à l'occasion d'une journée de repos haute en sensations fortes dans le Val d'Anniviers, première vallée francophone de mon itinéraire. Vous comprendrez dans ce nouveau compte-rendu pourquoi je ne pouvais pas vous écrire avant...

Haut-Valais (suite)
Vendredi dernier 15 juillet j'ai donc quitté le Binntal pour rejoindre Rosswald (sur les hauts de Viège), via le Col de Saflisch où bonnet et gants étaient de rigueur pour faire face aux glaçons qui pendaient aux panneaux indicateurs jaunes... Mais le chaleureux accueil à Rosswald valait cette peine, à l'auberge Klenenhorn et sa phénoménale tenancière Lilo ! Le week-end m'a offert les deux plus belles étapes jusqu'à ce jour : Rosswald-Col du Simplon-Gspon (et un petit sommet supplémentaire juste pour la vue, le Gibidum). Sous un ciel sans nuage des panoramas à couper le souffle (du glacier d'Aletsch à celui des Diablerets par exemple) m'ont vite fait oublier quelques passages plus difficiles et plus vertigineux... Et cerise sur le gâteau, une rencontre inattendue à l'hospice du Simplon avec un ami joueur d'échecs et ancien président d'un club Lausannois, Yves, pour une sympathique soirée ! De Gspon lundi matin à Saas-Fee j'ai enfin vu le Dom, plus haut sommet helvétique, ainsi qu'une couronne d'autres sommets enneigés surplombant cette très belle station valaisanne sans voiture. Pour me rendre à Grächen mardi j'ai choisi un itinéraire plus long mais moins exposé en passant par la vallée de Saas, puis en prenant un peu d'avance sur la grande étape du lendemain en avalant déjà la descente de Grächen sur St-Niklaus dans la vallée de Zinal. Grächen-Gruben, soit juste une montée et une descente, mais une montée de 5 heures comptant pas moins de 2000m de dénivelé d'un coup avec un un pierrier de 45 minutes gratiné de quelques névés, étapes lors de laquel j'ai rencontré Taka, un guide de montagne japonais fort sympathique.

Anniviers, nous voilà !
Mais je savais qu'en arrivant dans la vallée de Tourtemagne je retrouverais Simon qui allait m'acompagner jeudi à Zinal pour son baptême dans les Alpes. Pour cela il avait tout prévu : jeu de cartes flambant neuf, linge de plage, deux paires de lunettes à soleil, de l'anti-moustique, un "Marcel" et des tongues, le tout dans un petit sac à dos, ce qui n'allait nullement l'empêcher de gravir les montées tel un chamois ! Mais encore fallait-il survivre au dortoir de Gruben et aux trois cyclistes qui ont fait trembler toute la vallée avec leurs ronflements ! Résultat : j'ai dormi de 23h à 3h30 et Simon de 3h à 6h... Le jeudi donc, une fois le Meidpass surmonté, nous avons rejoint la famille Rohrbach, toute surprise de la présence de Simon, sur le chemin de Sierre-Zinal pour un pique-nique 5 étoiles à l'Hôtel Weisshorn avec une tranche de la mythique tarte aux myrtilles pour le dessert ! La longue descente sur Zinal se terminait à la sympathique auberge Alpina où cette belle journée était couronnée par une terrible croûte au fromage, la "totale" !

Vendredi, jour de repos... adrénaline garantie
C'est à Niouc que nous avons passé une partie de la journée, sur un pont orange bien connu dans le Val d'Anniviers... Simon a en effet effectué son premier saut à l'élastique, une chute de 190 mètres ! Comme j'avais déjà eu la chance de faire un tel saut au Tessin voici cinq ans, j'ai opté pour la nouveauté, avec un "rope jump", où un système de cordes permet un saut en chute libre sans être freiné par un élastique. Une sorte de base-jump sans risque, avec des sensations uniques !


A venir
Ce n'est que lundi matin que je quitterai Zinal en direction du Val d'Hérens et Arolla, une fois que la météo sera à nouveau suffisamment bonne. Même si samedi je prendrai déjà un peu d'avance avec le Col de Sorebois et le barrage de Moiry, afin de pouvoir faire deux étapes lundi. Dimanche j'aurai encore le plaisir d'avoir quelqu'un à mes côtés puisque Laure montera dans la Val d'Anniviers aux aurores pour partir à l'attaque du Toûno qui culmine à 3018m.

Bon week-end à tous !
David
Mail du mercredi 5 août

Bonjour,

A la veille du week-end dernier, dans le Val d'Anniviers où je suis à nouveau quelques jours en "vacances" chez Pierrette et Jean-Paul et avec Philippe, je vous laissais avec plein de projets que j'ai eu la chance de pouvoir réaliser. Décidément cet été jouit d'une météo bien plus clémente que les mois qui l'ont précédé, et c'est tant mieux !

Le val d'Anniviers aux mille facettes
Après les sauts du pont de Niouc avec Simon vendredi dernier, je pouvais effectuer samedi la demi-étape de Zinal au barrage de Moiry, via le col de Sorebois. Comme la météo a tenu bon, le retour à pieds via Grimentz a agréablement remplacé le bus. Dimanche, jolie montée au Toûno avec Laure, agrémentée d'une mythique tarte aux myrtilles à l'hôtel Weisshorn puis descente à St-Luc par les cascades.

Retour aux affaires
Lundi matin je suis donc reparti seul sur le chemin des cols alpins depuis le barrage de Moiry, que j'allais du reste revoir quelques jours plus tard (si vous avez le courage de me lire jusqu'au bout...). Longue montée au col de Torrent, avec un Monstre Junior au sommet de sa forme, pour descendre sur le val d'Hérens et rejoindre la toute petite station d'Arolla en fin d'après-midi après un crochet bien involontaire (un panneau jaune avait été tourné...) par le Lac bleu.
Mardi je rejoignais l'impressionnant barrage de Mauvoisin au bout du val de Bagne par un long trajet en bus afin d'éviter les étapes 21 et 22 Arolla-Cabane de Prafleuri-Mauvoisin. La sagesse, mon guide et plusieurs personnes m'avaient confirmé que la descente du col de la Riedmatten ainsi que celle du col de Prafleuri étaient rendues plus difficiles avec la neige encore présente, sans oublier que Monstre Jr approche les 15kg... Mais j'espère bien "rattraper" cette randonnée un jour, peut-être avec un adepte de la Patrouille des Glacier... Ruedi peut-être ?
Du coup j'ai eu le temps d'admirer les magnifiques photographies dans les galeries montant au barrage de Mauvoisin, qui retracent l'historique de la construction de ce géant des Alpes dans les années 50, passionnant.

Spectaculaire massif du Grand Combin
Mercredi matin, lever à 4h30 pour monter au col des Otanes. Et là le spectacle est au rendez-vous : le col est encore recouvert de neige dure, le soleil tente de percer, des bouquetins ouvrent le bal sur la crête du col et le glacier du Grand Combin apparaît, majestueux. L'heure du réveil est vite oubliée et je n'ai pas envie de quitter ce petit paradis. La descente suit la moraine du glacier, passe par la cabane Bagnoud et se termine par une vertigineuse passerelle de 200 mètres de long, avant de rallier la cabane Brunet et de grimper au col de Mille et sa nouvelle cabane pour la nuit. Une journée inoubliable avant ce qui devait être mon dernier jour sur le chemin des cols alpins.
Jeudi, deux étapes en une dans le val d'Entremont : j'avance longuement à flanc de coteau avant de descendre sur le pittoresque village de Bourg-St-Pierre. Puis je remonte sur le lac des Toules et attaque ma dernière montée en direction du col du Grand St-Bernard... Mais ce n'est qu'un au revoir.

Retour au calme dans le val d'Anniviers
A peine arrivé à l'hospice j'ai pu sauter dans le bus qui allait me ramener à Chandolin (deux bus et trois trains pour être précis) pour quelques jours de repos chez Pierrette et Jean-Paul, un crochet estival devenu une addiction depuis quelques années... Les plaisirs de la table défilent, solides et liquides, mais toujours des spécialités du terroir, à commencer par les chanterelles fraîchement cueillies par le patron. Et pour ne pas que je perde le rythme, nous sommes montés à la cabane de Moiry vendredi le long du glacier du même nom avant une ballade sur les Plats de la Lé samedi avec Philippe. Dimanche ce sera farniente ! Merci aux Rohrbach pour tous ces bons moments partagés !

Lundi, retour...
... au Grand St-Bernard ! La météo s'annonce des meilleures, mes pieds sont comme neufs, Monstre Jr n'a par contre pas fait de régime, et je n'ai surtout pas envie de quitter les hauteurs des Alpes valaisannes... Du coup je vais profiter de me rapprocher de St-Gingolph en remontant le Chablais valaisan par les hauteurs !

Pour conclure, je souhaite répondre aux accusations de dopage (à l'altitude) reçues dernièrement de l'une d'entre vous : ça doit être vrai et du coup je n'irai pas au JO de Rio...

A très bientôt !
David
Mail du lundi 8 août

Bonjour à tous,

C'est le coeur lourd mais avec des souvenirs de panoramas et de rencontres plein la tête que je suis monté ce lundi après-midi dans le train à Vevey, après une traversée du Léman en bateau depuis St-Gingolph, point final de mon Chemin des cols alpins 2016. En annexe, vous comprendrez mieux pourquoi il est si difficile de redescendre...

Tout d'abord, quelques remerciements
@ ma chère maman qui s'est occupée de mes papyrus pendant ces 5 semaines !
@ vous tous pour vos mails sympa et encourageants jour après jour ! Et pour les cartes postales de vos vacances...
@ Jo et Ferni, sponsors spécialisés en chaussures de rando ! A noter que mes Lowa en ont pris un coup cet été malgré un entretien quotidien...
@ Francine et mes cousins tessinois pour leur chaleureux accueil à Biasca !
@ Jean-Paul et Pierrette pour leur hospitalité anniviarde légendaire !
@ Raymonde, Anne, Jean-Da et Bertrand pour leur accueil à Torgon !
@ Thibault, Simon et Laure qui sont venus marcher avec moi, c'était top !
@ Cosette et Ruedi pour les long-jogg de l'hiver et le camp d'entraînement en Toscane, une préparation de fond qui m'a été bien utile cet été !

Mardi 2 août, reprise depuis le Grand St-Bernard
Du point le plus au Sud de mon itinéraire, il fallait alors viser plein Nord pour rejoindre le Lac Léman. Mais ce qui devait être ma plus longue étape a fort mal débuté : très vite j'ai constaté que ma gourde principale avait une fuite...Heureusement, le Col des Chevaux m'offrait un spectacle matinal exceptionnel et le Val Ferret me réservait une surprise inattendue : un magasin de sport plein de gourdes !
Mercredi de Champex-Lac à Châtelard au pied du glacier du Trient et avec de superbes coups d’œil sur la vallée du Rhône, rien à signaler jusqu'au soir, où mes bâtons ont disparu du local à chaussures... La veille de la montée au barrage d'Emosson avec encore deux cols l'après-midi, soit 4000 m de dénivelé total, je n'ai pas vraiment passé une bonne nuit.
Au matin, dépité, je quittais l'auberge de Trient lorsque dans un tas de bâtons de touristes japonais prêts au départ j'ai reconnu les miens, ouf ! Coup de bol encore, je n'ai même pas eu besoin de faire de stop pour retourner à Châtelard puisqu'un ouvrier du chantier du barrage m'y a amené... Jour de chance avec une difficile mais grandiose étape à la clef, via le barrage d'Emosson et les rudes cols de Barberine et d'Emaney, pour terminer aux pieds Sud des Dents du Midi à l'auberge de Salanfe, ouf !

Vendredi, sous des trombes d'eau
Au programme, juste le col de Susanfe avec un randonneur français qui comme moi se rendait à l'extraordinaire cabane de Susanfe. Un refuge à l'ancienne avec toilettes en dehors de la cabane et pas de douches, mais avec une ambiance magnifique autour d'une succulente fondue de chèvre.
Samedi par un Pas d'Encel détrempé j'ai rejoint La Barme via Bonavaux pour une tarte aux myrtilles un peu décevante alors que le même tenancier en servait de magnifiques parts lorsqu'il tenait encore la cabane Ilhorn dans le Val d'Anniviers. Pas de quoi me décourager sur la route de Morgins, via Les Portes du Soleil. Excellentes lasagnes à la pizzeria morginoise devant la course cycliste des JO et le drame pour le petit patron italien lorsque Nibali, alors en tête, a chuté dans la dernière descente^^.
Dimanche, dernière grosse étape en direction de Tanay avec le matin deux sympathiques étudiantes Suisses allemandes qui étaient comme moi sur la route 6. Venus en éclaireurs, Anne et Bertrand m'ont conduit à Torgon pour une petite agape chez Raymonde et Jean-Daniel, merci encore pour cet accueil ! La montée finale était raide, mais j'avais les jambes en feu pour rejoindre le petit paradis du Lac Tanay pour ma dernière nuit...
Ce matin, dernière montée sur le col de Lovenex, son lac et sa vue plongeante sur le Léman, le Jura ainsi que les Alpes vaudoises et même fribourgeoises jusqu'au Teysachaux ! Il y a pire comme dernier panorama alpin... Longue dernière descente vers St-Gingolph pour laisser derrière moi ces Alpes qui m'auront accueilli 5 semaines durant.

Mon Chemin des cols alpins en quelques chiffres :
★ 600 km parcourus en cinq semaines
★ 6 jours de pause, agrémentés aussi de quelques ballades (Toûno et cabane de Moiry notamment)
★ 40'000 m de dénivelé positif et autant de négatif
★ 150 litres d'eau consommés
★ 0 cloque, difficile de faire mieux à l'avenir...

De cette traversée des Alpes suisses par le Sud je retiens surtout la chance que j'ai d'avoir le temps et la condition physique qui me permettent de vivre cela. Par mes compte-rendus j'espère avoir pu partager quelques tranches de ce que j'ai pu vivre. Pour terminer, je ne peux m'empêcher de citer Boris Vian :

"A quoi bon soulever des montagnes quand il est si simple de passer par-dessus ?"

Au plaisir de vous revoir tout bientôt !!!
David
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